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Plus pour plus ?

Encore un billet de haute tenue de polecat hunter.




On peut aussi travailler plus pour gagner moins… Notre génération est, je pense, moins bien lotie que les précédentes. Et les retraités sont la matrice de la révolution néo-conservatrice qui est à l’œuvre.

En fait, je trouve que ce début de siècle a vu naître une nouvelle figure : celle du rentier sarkozyste. À l'inverse de son aîné le banquier anarchiste, ce capitaliste dépeint par Fernando Pessoa, qui rêvait de révolution sociale, notre personnage doit tout à l'École Républicaine et à l'État Providence;

Militant communiste à 20 ans, socialiste à 35, il est au centre à 50 avant de passer l'arme à droite à 60. Fonctionnaire à la retraite, il milite pour la libre entreprise, la mondialisation et la concurrence en fréquentant Le Figaro. Il évoque le manque de prise de risque et la tendance des français à trop compter sur l'État, lui qui est assis sur une pension confortable.

Nourri désormais aux textes de Tocqueville et à la revue Commentaire, lui qui lisait Marx et L'Humanité, il ne voit rien à redire à ce qu'une rente rapporte plus que du travail, vu qu'il a cotisé dit-t-il. Sarkozy est son champion et s'il imposait le travail gratuit et obligatoire tout en augmentant les pensions, il trouverait bien dans son patois économique quelque argument keynesien pour le justifier…

Au fond, vive le réchauffement climatique, le Docteur Pelloux a été viré et une bonne canicule pourrait faire le ménage.