Danger !
09 juin 2009 14:25 Par : T
On me fait passer ça :
«Sans juger, je ne fais que renvoyer le lien... hardcore ! h††p://abimopectore.over-blog.caum/article-1o68175o.html»
Je ne regarderai même pas. Et je vous conjure de ne pas le faire non plus. Il faut de toute façon se méfier de ces films de propagande qui compilent des « images choc » sans nécessairement de cohérence réaliste ou scientifique.
Bien sûr que c'est « gore », c'est quelque chose qui n'est pas beau et terriblement dur à vivre. C’est un intervention qui n’est anodine pour aucune des personnes impliquées, directement ou indirectement. C’est un échec et une souffrance. Une tragédie et une douleur inextinguible.
Bien sûr qu'il y a quelques connasses qui "utilisent" l'avortement comme un moyen de contraception. Mais elles le feraient de toute façon, légal ou non. Ce n'est pas ces quelques brebis galeuses qui doivent nuire à la possibilité donnée à celles qui ont BESOIN de cette porte de secours d'en user quand elles n'ont plus d'autre choix.
En revanche, il y a beaucoup de femmes, de tous âges et de toutes conditions qui se retrouvent dans des situations où c'est la dernière solution. Et pas parce qu'elles ont été légères ou inconséquentes, mais parce que, parfois, la contraception n'est pas totalement fiable et qu'elles ne peuvent matériellement pas assumer un enfant à ce moment de leur vie ou parce qu'elles ont subi des abus. Et elles ne la choisissent jamais de gaieté de cœur. Et le vivent dans une grande souffrance avant, pendant et après. Longtemps après. À vie.
Et pourtant, c'était la moins mauvaise solution. Mais elles en paieront le lourd prix à vie.
Alors, moi, je JUGE ceux qui font circuler ces images avec des arrière pensées intégristes visant à culpabiliser les VICTIMES qui ont recours à l'avortement et à chercher à faire interdire cette pratique dans des conditions acceptables financières et d'hygiène. Et mon jugement est sans appel. Ces gens (j'en ai encore vu qui ont manifesté sous mes fenêtres la semaine dernière avec leurs slogans simplistes et l’enthousiasme gerbant de ceux qui pensent avoir toutes les réponses et j'avais envie de leur jeter des pavés) sont des ordures intégristes et passéistes, qui, aux USA, vont jusqu'à faire des attentats contre les cliniques pratiquant l'avortement et assassiner les chirurgiens.
Il est très inquiétant de voir ces obscurantistes monter en puissance.
Il ne faut pas contribuer à propager leur propagande honteuse. De mielleux donneurs de leçons vont sans doute me dire que mes termes sont « insultants » pour ces personnes, mais il est des circonstances où les mots polis et bien choisis sont trop tièdes et enlèveraient à mon discours la puissance cathartique que j’ai besoin de lui donner. Et quels que soient les termes que je choisis, il ne s’agit que de forme et c’est du fond que je veux traiter ici, avec précision et force.
Et il ne faut pas utiliser le terme "bébé" avec autant de facilité. Il s'agit, dans les conditions prévues par la loi, de FUTURS BÉBÉS, pas de bébés. Ce sont des embryons qui auraient pu devenir des êtres humains, oui. Mais dans quelles terribles conditions, parfois.
Revenir sur ce droit à l'avortement est dans la même mouvance que l'homophobie, le refus des différences de toutes sortes, tous ces discours qui tendent à légitimer le rejet de celles et ceux qui ne rentrent pas dans une norme judéo-chrétienne orthodoxe et intégriste. Ces discours et comportement légitiment les attitudes de rejet d'abord, puis la violence contre ceux qui ne correspondent pas à l'image sclérosée qu'ont de la société et de l'humanité ces fachos indignes de se dire chrétiens !
C'est condamnable, dangereux, fasciste !
On commence par remettre en cause le droit à l'avortement. Ensuite quoi ? On retire le droit de vote aux femmes ? On pénalise la sodomie ? On chasse les musulmans de France ? On intronise le président à Notre Dame ? On trouve que les excisions et les circoncisions, ces mutilations sexuelles pratiquées en outre par des non médecins, dans des conditions d’hygiène nulles, pour « raisons religieuses », sont acceptables ? …
Avec le président que nous subissons actuellement, ces gens se sentent plus forts, c'est évident. Et c'est réellement inquiétant. Parce que si nous continuons à subir cette présidence, ils vont se renforcer encore et bientôt se sentir de plus en plus soutenus et leur violence va oser s’exprimer. Et nous allons vers une situation qui risque de leur faire obtenir gain de cause, rien que parce que les équipes médicales n’oseront plus pratiquer, par peur.
Et c’est alors une inégalité de plus qui va apparaître. Parce qu’il faut bien savoir que les riches et puissants continueront à avorter, discrètement, même en affichant une opposition de façade, mais en payant très cher un « service » et une discrétion qui ne seront plus disponibles pour les autres. Et c’est la porte ouverte au retour des pratiques clandestines et dangereuses, pour celles qui n’auront pas les moyens des amis du président.
Alors voilà un sujet de plus qui n’est pas anodin, qui mérite qu’on s’y intéresse et qu’on soutienne toutes celles et tous ceux qui se battent pour préserver cette avancée durement acquise. Il ne faut pas laisser se banaliser ces régressions morales et intellectuelles.
Mais est-ce encore possible, dans une société où 60% des gens sont assez lamentables pour ne pas aller voter ? Et particulièrement quand ceux qui ne votent pas sont justement en majorité ceux qui auraient toutes les raisons de le faire, pour s’opposer à ce pouvoir qui nous fait violence.
J’angoisse à l’idée de l’état dans lequel mes enfants vont trouver le monde.
«Sans juger, je ne fais que renvoyer le lien... hardcore ! h††p://abimopectore.over-blog.caum/article-1o68175o.html»
Je ne regarderai même pas. Et je vous conjure de ne pas le faire non plus. Il faut de toute façon se méfier de ces films de propagande qui compilent des « images choc » sans nécessairement de cohérence réaliste ou scientifique.
Bien sûr que c'est « gore », c'est quelque chose qui n'est pas beau et terriblement dur à vivre. C’est un intervention qui n’est anodine pour aucune des personnes impliquées, directement ou indirectement. C’est un échec et une souffrance. Une tragédie et une douleur inextinguible.
Bien sûr qu'il y a quelques connasses qui "utilisent" l'avortement comme un moyen de contraception. Mais elles le feraient de toute façon, légal ou non. Ce n'est pas ces quelques brebis galeuses qui doivent nuire à la possibilité donnée à celles qui ont BESOIN de cette porte de secours d'en user quand elles n'ont plus d'autre choix.
En revanche, il y a beaucoup de femmes, de tous âges et de toutes conditions qui se retrouvent dans des situations où c'est la dernière solution. Et pas parce qu'elles ont été légères ou inconséquentes, mais parce que, parfois, la contraception n'est pas totalement fiable et qu'elles ne peuvent matériellement pas assumer un enfant à ce moment de leur vie ou parce qu'elles ont subi des abus. Et elles ne la choisissent jamais de gaieté de cœur. Et le vivent dans une grande souffrance avant, pendant et après. Longtemps après. À vie.
Et pourtant, c'était la moins mauvaise solution. Mais elles en paieront le lourd prix à vie.
Alors, moi, je JUGE ceux qui font circuler ces images avec des arrière pensées intégristes visant à culpabiliser les VICTIMES qui ont recours à l'avortement et à chercher à faire interdire cette pratique dans des conditions acceptables financières et d'hygiène. Et mon jugement est sans appel. Ces gens (j'en ai encore vu qui ont manifesté sous mes fenêtres la semaine dernière avec leurs slogans simplistes et l’enthousiasme gerbant de ceux qui pensent avoir toutes les réponses et j'avais envie de leur jeter des pavés) sont des ordures intégristes et passéistes, qui, aux USA, vont jusqu'à faire des attentats contre les cliniques pratiquant l'avortement et assassiner les chirurgiens.
Il est très inquiétant de voir ces obscurantistes monter en puissance.
Il ne faut pas contribuer à propager leur propagande honteuse. De mielleux donneurs de leçons vont sans doute me dire que mes termes sont « insultants » pour ces personnes, mais il est des circonstances où les mots polis et bien choisis sont trop tièdes et enlèveraient à mon discours la puissance cathartique que j’ai besoin de lui donner. Et quels que soient les termes que je choisis, il ne s’agit que de forme et c’est du fond que je veux traiter ici, avec précision et force.
Et il ne faut pas utiliser le terme "bébé" avec autant de facilité. Il s'agit, dans les conditions prévues par la loi, de FUTURS BÉBÉS, pas de bébés. Ce sont des embryons qui auraient pu devenir des êtres humains, oui. Mais dans quelles terribles conditions, parfois.
Revenir sur ce droit à l'avortement est dans la même mouvance que l'homophobie, le refus des différences de toutes sortes, tous ces discours qui tendent à légitimer le rejet de celles et ceux qui ne rentrent pas dans une norme judéo-chrétienne orthodoxe et intégriste. Ces discours et comportement légitiment les attitudes de rejet d'abord, puis la violence contre ceux qui ne correspondent pas à l'image sclérosée qu'ont de la société et de l'humanité ces fachos indignes de se dire chrétiens !
C'est condamnable, dangereux, fasciste !
On commence par remettre en cause le droit à l'avortement. Ensuite quoi ? On retire le droit de vote aux femmes ? On pénalise la sodomie ? On chasse les musulmans de France ? On intronise le président à Notre Dame ? On trouve que les excisions et les circoncisions, ces mutilations sexuelles pratiquées en outre par des non médecins, dans des conditions d’hygiène nulles, pour « raisons religieuses », sont acceptables ? …
Avec le président que nous subissons actuellement, ces gens se sentent plus forts, c'est évident. Et c'est réellement inquiétant. Parce que si nous continuons à subir cette présidence, ils vont se renforcer encore et bientôt se sentir de plus en plus soutenus et leur violence va oser s’exprimer. Et nous allons vers une situation qui risque de leur faire obtenir gain de cause, rien que parce que les équipes médicales n’oseront plus pratiquer, par peur.
Et c’est alors une inégalité de plus qui va apparaître. Parce qu’il faut bien savoir que les riches et puissants continueront à avorter, discrètement, même en affichant une opposition de façade, mais en payant très cher un « service » et une discrétion qui ne seront plus disponibles pour les autres. Et c’est la porte ouverte au retour des pratiques clandestines et dangereuses, pour celles qui n’auront pas les moyens des amis du président.
Alors voilà un sujet de plus qui n’est pas anodin, qui mérite qu’on s’y intéresse et qu’on soutienne toutes celles et tous ceux qui se battent pour préserver cette avancée durement acquise. Il ne faut pas laisser se banaliser ces régressions morales et intellectuelles.
Mais est-ce encore possible, dans une société où 60% des gens sont assez lamentables pour ne pas aller voter ? Et particulièrement quand ceux qui ne votent pas sont justement en majorité ceux qui auraient toutes les raisons de le faire, pour s’opposer à ce pouvoir qui nous fait violence.
J’angoisse à l’idée de l’état dans lequel mes enfants vont trouver le monde.






